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Congés 2026 : tout sur ponts, jours fériés et journée de solidarité

Par la rédaction de Le Recruteur · Publié le 24 octobre 2026 · 10 min de lecture

Congés 2026 : tout sur ponts, jours fériés et journée de solidarité

Photo : Fauzan Fitria / Pexels

En 2026, la gestion des congés, des ponts, des jours fériés et de la journée de solidarité est essentielle pour les salariés et les employeurs afin d'organiser au mieux le temps de travail et de repos. Ce guide complet vous apporte les informations détaillées sur le calendrier des jours fériés, les opportunités de ponts, et le fonctionnement de la journée de solidarité, en expliquant les règles légales applicables en France.

Quels sont les jours fériés en 2026 et tombent-ils en semaine ?

La France compte 11 jours fériés légaux. Leur position dans la semaine est déterminante pour l'opportunité de réaliser des ponts. Il est crucial de noter que le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés (sauf exceptions liées à certains secteurs d'activité).

Le calendrier des jours fériés en 2026 :

  • Mercredi 1er janvier : Jour de l'An
  • Lundi 13 avril : Lundi de Pâques
  • Vendredi 1er mai : Fête du Travail
  • Vendredi 8 mai : Victoire 1945
  • Jeudi 21 mai : Ascension
  • Lundi 1er juin : Lundi de Pentecôte
  • Mardi 14 juillet : Fête Nationale
  • Samedi 15 août : Assomption
  • Dimanche 1er novembre : Toussaint
  • Mercredi 11 novembre : Armistice 1918
  • Vendredi 25 décembre : Noël

Quelques précisions importantes :

  • Jours fériés travaillés : À l'exception du 1er mai, un employeur peut demander à ses salariés de travailler un jour férié. Les modalités de rémunération ou de récupération varient selon la convention collective, l'accord d'entreprise ou, à défaut, le Code du travail. En l'absence de dispositions spécifiques, le travail d'un jour férié (non chômé) ne donne pas lieu à une majoration de salaire, mais les heures travaillées doivent être rémunérées normalement.
  • Jours fériés chômés : Si l'employeur décide de chômer un jour férié, celui-ci doit être payé s'il tombe un jour habituellement travaillé, à condition que le salarié ait au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise.
  • Jours fériés et repos hebdomadaire : Si un jour férié coïncide avec le jour de repos hebdomadaire du salarié (généralement le dimanche), il n'entraîne pas de jour de congé supplémentaire ni de compensation, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Tableau récapitulatif des jours fériés en 2026 et leur impact potentiel :

Date Jour férié Jour de la semaine Potentiel de pont
01/01/2026 Jour de l'An Jeudi Oui (vendredi)
13/04/2026 Lundi de Pâques Lundi Non (fin de week-end)
01/05/2026 Fête du Travail Vendredi Oui (jeudi)
08/05/2026 Victoire 1945 Vendredi Oui (jeudi)
21/05/2026 Ascension Jeudi Oui (vendredi)
01/06/2026 Lundi de Pentecôte Lundi Non (fin de week-end)
14/07/2026 Fête Nationale Mardi Oui (lundi)
15/08/2026 Assomption Samedi Non (week-end)
01/11/2026 Toussaint Dimanche Non (week-end)
11/11/2026 Armistice 1918 Mercredi Non (milieu de semaine)
25/12/2026 Noël Vendredi Oui (jeudi)

Comment gérer les ponts en entreprise en 2026 ?

Un "pont" est une pratique qui consiste à ne pas travailler un ou deux jours ouvrables situés entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire (souvent un week-end). En 2026, plusieurs opportunités de ponts se présentent, notamment avec le Jour de l'An (jeudi), la Fête du Travail (vendredi), la Victoire 1945 (vendredi), l'Ascension (jeudi), la Fête Nationale (mardi) et Noël (vendredi).

Mise en place d'un pont par l'employeur :

La décision de faire le pont relève de l'employeur. Il doit consulter le comité social et économique (CSE) s'il existe et informer l'inspection du travail. Les modalités de récupération ou de rémunération des heures non travaillées pendant un pont doivent être clairement définies.

  • Récupération des heures : L'employeur peut décider de faire récupérer les heures perdues lors du pont. Ces heures doivent être récupérées dans les 12 mois précédant ou suivant le pont. La récupération ne peut avoir pour effet d'augmenter la durée du travail au-delà des limites légales (10 heures par jour, 48 heures sur une semaine ou 44 heures sur 12 semaines consécutives). Les heures de récupération ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires et ne donnent pas lieu à majoration.
  • Prise de congés payés ou de RTT : L'employeur peut imposer la prise d'un jour de congé payé ou d'un jour de RTT pour couvrir le pont. Cette décision doit respecter les délais de prévenance légaux (généralement 1 mois pour les congés payés) et les modalités prévues par la convention collective ou l'accord d'entreprise.
  • Jour chômé payé : Plus rarement, l'employeur peut décider d'offrir le jour de pont, c'est-à-dire qu'il est chômé et payé sans récupération ni imputation sur les congés.

Gestion individuelle des ponts par les salariés :

Si l'employeur ne décide pas de faire le pont collectivement, les salariés peuvent demander à poser un jour de congé payé ou un jour de RTT pour réaliser eux-mêmes un pont. Cette demande est soumise à l'accord de l'employeur, dans les mêmes conditions que toute demande de congé.

Erreurs à éviter pour les employeurs :

  • Ne pas consulter le CSE avant de décider un pont collectif avec récupération.
  • Imposer des heures de récupération qui dépassent les durées maximales de travail.
  • Ne pas informer l'inspection du travail en cas de pont avec récupération.
  • Modifier unilatéralement la date d'un jour de congé posé par le salarié pour un pont sans son accord.

La journée de solidarité en 2026 : règles et modalités

La journée de solidarité a été instaurée en France pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle représente une journée de travail supplémentaire non rémunérée pour le salarié, qui correspond à la suppression d'un jour de RTT ou d'un jour férié précédemment chômé.

Quand se déroule la journée de solidarité en 2026 ?

La date de la journée de solidarité n'est pas fixe et est déterminée par chaque entreprise. La plupart du temps, elle est fixée :

  • Un jour férié précédemment chômé, autre que le 1er mai.
  • Un jour de RTT.
  • Toute autre modalité permettant la réalisation de 7 heures de travail supplémentaires, comme un travail le samedi ou un fractionnement des 7 heures sur plusieurs jours.

En 2026, le lundi de Pentecôte (1er juin) est fréquemment choisi par les entreprises pour la journée de solidarité, car il s'agit d'un jour férié légal tombant un lundi. Cependant, cette pratique n'est pas une obligation légale et l'employeur peut choisir une autre date.

Les différentes modalités de la journée de solidarité :

La mise en place de la journée de solidarité se fait par accord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, par convention ou accord de branche. En l'absence d'accord, c'est l'employeur qui fixe la date, après consultation du CSE s'il existe.

Pour le salarié :

  • Si c'est un jour travaillé : Le salarié travaille 7 heures supplémentaires sans rémunération. Pour les salariés à temps partiel, la durée est proratisée en fonction de leur temps de travail habituel.
  • Si c'est un jour férié chômé : L'entreprise peut choisir un jour férié chômé pour effectuer ces 7 heures. Par exemple, si le lundi de Pentecôte est choisi comme journée de solidarité, le salarié est censé travailler ce jour-là. Si l'employeur décide de le chômer, il est déduit du compteur de RTT ou de congés payés, ou reste un jour non travaillé et non payé (sauf si l'employeur l'offre).
  • Salariés en forfait jours : La journée de solidarité se traduit par le travail d'un jour supplémentaire non rémunéré au titre de cette journée, dans la limite de leur forfait.
  • Nouvel embauché : Si un salarié a déjà effectué sa journée de solidarité chez un précédent employeur dans l'année, il n'a pas à la refaire chez son nouvel employeur. Il doit simplement fournir une attestation de son ancien employeur. Si le nouvel employeur impose de la refaire, les heures travaillées ce jour-là devront être rémunérées normalement.

Quelques exceptions :

  • Les jeunes de moins de 18 ans ne peuvent travailler les jours fériés légaux. La journée de solidarité ne peut donc pas être fixée un jour férié si cela les contraint à travailler ce jour-là.
  • Les apprentis et les stagiaires sont également concernés par la journée de solidarité, avec des modalités adaptées à leur statut.

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Comment optimiser ses congés en 2026 grâce aux ponts et jours fériés ?

Planifier ses congés en amont est une stratégie efficace pour maximiser son temps de repos en 2026. L'exploitation des ponts permet de transformer un minimum de jours de congés posés en une période de repos plus longue.

Étapes pour une planification optimisée :

  1. Identifier les ponts potentiels : Repérez les jours fériés qui tombent un jeudi (pour un pont du vendredi) ou un mardi (pour un pont du lundi). En 2026, le 1er janvier (jeudi), le 1er et 8 mai (vendredi), le 21 mai (jeudi), le 14 juillet (mardi) et le 25 décembre (vendredi) offrent de belles opportunités.
  2. Vérifier la politique de l'entreprise : Renseignez-vous sur la position de votre employeur concernant les ponts. L'entreprise organise-t-elle des ponts collectifs ? Faut-il poser des congés ou des RTT ?
  3. Anticiper les demandes : Les demandes de congés pour les ponts sont souvent nombreuses. Soumettez votre demande le plus tôt possible pour augmenter vos chances d'acceptation, en respectant les délais de prévenance fixés par votre entreprise ou votre convention collective.
  4. Combiner congés et RTT : Si votre entreprise dispose de jours de RTT, utilisez-les judicieusement pour compléter les ponts sans puiser excessivement dans vos congés payés.
  5. Exemple concret pour 2026 :
    • Nouvel An : Le 1er janvier est un jeudi. En posant le vendredi 2 janvier, vous bénéficiez de 4 jours de repos (du jeudi au dimanche) pour un seul jour de congé posé.
    • Mai : Avec les jours fériés du 1er mai (vendredi) et du 8 mai (vendredi), vous pouvez potentiellement prendre une semaine complète (du 27 avril au 10 mai) en posant seulement 4 jours (du lundi 4 au jeudi 7 mai), pour un total de 14 jours de repos. Le pont de l'Ascension (jeudi 21 mai) permet avec un jour posé (vendredi 22 mai) de bénéficier de 4 jours de repos.
    • Fête Nationale : Le 14 juillet est un mardi. En posant le lundi 13 juillet, vous obtenez 4 jours de repos (du samedi au mardi) pour un seul jour de congé.
    • Noël : Le 25 décembre est un vendredi. En posant le jeudi 24 décembre, vous avez 4 jours de repos (du jeudi au dimanche) pour un jour de congé.

Conseils supplémentaires :

  • Consultez l'accord d'entreprise : Les règles spécifiques aux congés, aux ponts et à la journée de solidarité peuvent être détaillées dans un accord d'entreprise ou votre convention collective.
  • Dialoguez avec votre manager : Une communication ouverte permet de mieux organiser la planification des congés, surtout si plusieurs collègues souhaitent bénéficier des mêmes ponts.
  • Tenez compte des périodes de forte activité : Évitez de demander des congés pendant les périodes clés pour l'entreprise, cela augmente vos chances de refus.

Que se passe-t-il si un jour férié tombe pendant mes congés payés ?

La règle générale est la suivante : si un jour férié légal chômé tombe pendant la période de congés payés du salarié, il ne doit pas être décompté comme un jour de congé payé. Il prolonge donc d'une journée la durée des congés ou donne lieu à un jour de repos supplémentaire ultérieur.

Distinction entre jour ouvrable et jour ouvré :

  • Jour ouvrable : Tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et les jours fériés légaux. Une semaine de congés payés équivaut à 6 jours ouvrables.
  • Jour ouvré : Les jours où l'entreprise est ouverte et travaille. Généralement du lundi au vendredi. Une semaine de congés payés correspond à 5 jours ouvrés.

Scénarios possibles :

Pour déterminer l'impact d'un jour férié sur vos congés, il faut se référer à la méthode de décompte des congés utilisée dans votre entreprise (en jours ouvrables ou en jours ouvrés).

  • Si les congés sont décomptés en jours ouvrables : Si le jour férié tombe un jour ouvrable (du lundi au samedi) et qu'il est habituellement chômé dans l'entreprise, il n'est pas décompté du solde de congés. Le salarié bénéficie d'une journée de congé supplémentaire ou voit la fin de son congé décalée d'un jour.
  • Si les congés sont décomptés en jours ouvrés : Si le jour férié tombe un jour ouvré (du lundi au vendredi) et qu'il est habituellement chômé, il n'est pas décompté. Le principe est le même : le congé est prolongé ou le salarié récupère un jour.
  • Jour férié non chômé : Si l'entreprise ne chôme pas ce jour férié (sauf 1er mai), et qu'il tombe un jour habituellement travaillé et pendant les congés du salarié, il est alors décompté comme un jour de congé normal.
  • Jour férié tombant un jour de repos hebdomadaire (dimanche ou jour de repos) : Si un jour férié tombe un dimanche ou le jour de repos hebdomadaire du salarié, il n'a aucune incidence sur le décompte des congés. Il n'ouvre droit ni à un jour de congé supplémentaire, ni à une indemnité particulière.

Exemple pour 2026 :

Un salarié prend ses congés du lundi 20 avril au vendredi 8 mai. Le 1er mai (Fête du Travail) et le 8 mai (Victoire 1945) sont des jours fériés chômés tombant des vendredis.

  • Si les congés sont décomptés en jours ouvrables : La période inclut 3 semaines de congés. Le 1er et le 8 mai, jours fériés chômés, ne sont pas décomptés. Le salarié consomme 16 jours ouvrables (au lieu de 18) de congés.
  • Si les congés sont décomptés en jours ouvrés : Le 1er et le 8 mai ne sont pas décomptés. Le salarié consomme 13 jours ouvrés (au lieu de 15) de congés.

Il est toujours recommandé de consulter la convention collective ou l'accord d'entreprise qui peuvent prévoir des dispositions plus favorables concernant l'impact des jours fériés sur les congés payés.

Conclusion : Anticiper pour mieux concilier vie pro et vie perso en 2026

La bonne compréhension des règles relatives aux congés, aux jours fériés et à la journée de solidarité en 2026 est un atout majeur, tant pour les salariés désireux d'optimiser leur temps de repos que pour les employeurs soucieux de respecter leurs obligations légales et d'assurer une bonne organisation du travail. En anticipant le calendrier et les modalités spécifiques à votre entreprise, vous pourrez planifier efficacement vos périodes de congé, tirer parti des opportunités de ponts et gérer sereinement la journée de solidarité. Une communication claire et précoce entre employeurs et salariés sur ces sujets est la clé pour une année 2026 équilibrée et productive.

Questions fréquentes

Quels sont les jours fériés en 2026 qui tombent un week-end ?

En 2026, le 15 août (Assomption) tombe un samedi, et le 1er novembre (Toussaint) tombe un dimanche, n'offrant pas de jour de repos supplémentaire.

Est-ce que mon employeur peut m'obliger à travailler un jour férié ?

Oui, sauf pour le 1er mai, un employeur peut demander aux salariés de travailler un jour férié. Les modalités de rémunération ou de récupération dépendent de la convention collective ou du Code du travail.

Que se passe-t-il si je suis en arrêt maladie pendant un jour férié ?

Si un jour férié non travaillé tombe pendant un arrêt maladie, il n'impacte ni les indemnités journalières ni la durée de l'arrêt, sauf si l'accord collectif prévoit un maintien de salaire spécifique ce jour-là.

La journée de solidarité est-elle rémunérée ?

Non, la journée de solidarité correspond à 7 heures de travail (proratisées pour un temps partiel) non rémunérées pour le salarié. Elle est financée par la contribution de l'employeur.

Peut-on refuser de faire le pont décidé par l'employeur ?

Si l'employeur décide collectivement de faire le pont avec récupération, les salariés ne peuvent pas refuser de travailler les heures de récupération. En revanche, si le pont implique la pose d'un jour de congé, les règles de demande et d'acceptation de congés s'appliquent.

Quelle est la différence entre jour ouvrable et jour ouvré pour les congés ?

Un jour ouvrable inclut tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés chômés (6 jours par semaine). Un jour ouvré est un jour où l'entreprise est habituellement ouverte (généralement du lundi au vendredi, soit 5 jours par semaine). La distinction est cruciale pour le décompte des congés.

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